Le phénomène religieux, les guerres de religion ...


Mise au Tombeau - Bois polychrome. fin XVIè début XVIIè
Photo mairie de Maringues

La présence des premiers calvinistes dans la région remonte à 1535. Leur émigration est sporadique lorsque commencent les guerres de religion.

Henri de La Tour, seigneur de Montgascon, vicomte de Turenne, qui adopte la religion réformée, devient l’initiateur du conflit à l’échelle locale. La majorité des protestants qui le suivront seront souvent issus d’une classe intermédiaire touchant à la fois aux sommités sociales et au moyen négoce.

De part et d’autre, les réactions sont violentes. Les églises sont pillées et incendiées. Les renversements de situation se succèdent et Maringues, devenue ville protestante, s’oppose au pouvoir royal.

Malgré ses divisions, la cité restera toujours très commerçante. Sa situation se calme peu à peu et les protestants peuvent officiellement pratiquer leur culte dans un temple.

En 1598, l’édit de Nantes intervient à un moment où le protestantisme s’est beaucoup atténué.

Quatre temples subsistent alors en Auvergne dans la Sénéchaussée de Riom : Maringues, Paillat près de Job, Parentignat près d’Issoire et la Gazelle près d’Allanche.

Cependant, si les guerres de religion sont finies, tous les antagonismes n’ont pas disparu.

En 1618, Paul de Forget, conseiller au Présidial de Riom, demande un cimetière pour les protestants. On le lui refuse et on le renvoie à Maringues, désignée pour l’exercice de la religion réformée. La ville est alors la capitale protestante d’une vaste circonscription.

Malheureusement, avec la révocation de l’Edit de Nantes tous les avantages et les libertés de 1598 disparaissent.

Le temple est détruit. La foule jette les livres, les pupitres et les tableaux. Soumis à une pression persistante, de nombreux protestants décident d’émigrer.

Un couvent de Récollets s’installe en 1613 au sud-est de la ville et la chapelle d’un couvent d’Ursulines est consacrée en 1677.

En 1724, l’intendant écrira au secrétaire de la maison du roi : "A Maringues, il se trouve quatre à cinq vieilles personnes qui sont de la religion prétendue réformée, mais qui n’en font aucun exercice et dont on a tout lieu d’être content".

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