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LE MARINGO

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   Ligne GERZAT - MARINGUES       

 

 

Surnommé encore : le maringo, le limagne, le betteravier, le biel-leux de Maringues !

Après de nombreuses tractations avec les différentes communes intéressées ainsi qu'avec les industriels concernés, les travaux débutèrent en 1887.

L'inauguration officielle a lieu le 30 avril 1889, avec bien sûr un banquet pantagruélique servi à Maringues à l'hôtel Cholley.

La direction de l'exploitation se situait boulevard Lafayette à Clermont, avec le n° 3758 au Registre du Commerce.

Cette ligne, à écartement normal, partait de Gerzat. Sa petite gare était un peu en retrait de la «grande», celle du P.L.M. ; elle se composait seulement d'une grande pièce, meublée principalement d'un énorme poêle et d'un petit guichet. Le train partait vers 8 heures (puis toutes les deux heures environ).

Il s'arrêtait à Saint-Beauzire et à Chappes, centres betteraviers importants, passait à Entraigues où l'on chargeait des farines, pour arriver à Joze (avec une halte à la chauffournerie) où deux spécialités étaient embarquées : les chaux et les eaux minérales (bassin de Médargues en particulier, déjà cité à la période gauloise). C'était ensuite l'arrivée à Maringues, avec son important marché et peut-être quelques productions de ses tanneries qui devaient fermer au début du siècle.

Ceci représentait environ 20 km ; il fallait une «grosse heure» pour effectuer ce trajet. Une remarque est à faire en ce qui concerne la grande courbe dite «des fous» qui permettait de rejoindre Joze : il fallait en effet y passer avec prudence, à 10 km/h, surtout si les wagons étaient bien chargés. De nombreux déraillements sans gravité s'y produisirent, les rails s'écartaient et les roues tombaient à l'intérieur de la voie ; il fallait bien entendu un certain temps pour le dépannage !

Les quatre locomotives affectées à cette ligne furent construites par la Compagnie des Batignolles, et pesaient 24 tonnes.

Les wagons de marchandises étaient du type classique, soit à caisson soit à plate-forme. Les wagons de voyageurs étaient le plus souvent des déclassés de grande ligne, sauf au début où trois voitures neuves avaient été achetées. Mis à part les voyageurs habituels, riverains pour la plupart, on y trouvait le dimanche de nombreux Clermontois. Ils allaient à pied à Gerzat, prenaient le petit train pour aller manger la friture à Joze ou à Crevant, dans les guinguettes ombragées.

Cette ligne sera condamnée, par le Conseil Général, à disparaître le 31 décembre 1950.

C'est vrai, Messieurs les Conseillers, elle n'était plus rentable, mais voir une ligne qui meurt laisse toujours un peu de regret...

Enfin, comme disait le père Moraud-Aurier, le célèbre chasseur d'Ennezat et un habitué de ce train, c'est le progrès...

             

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