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LE MOYEN AGE |
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Un Moyen-âge prospère et libéral ...
Au Moyen-age, la ville de Maringues est le chef-lieu des terres de Montgacon. Elle appartient à lune des plus puissantes maisons dAuvergne. La période médiévale correspond aussi à lapogée de lartisanat de la tannerie qui constituait avec la batellerie le deuxième pôle économique de la cité. Si les romains avaient commencé à initier cet artisanat, on pense que les contacts commerciaux avec lEspagne, par le biais des pèlerinages très fréquentés au milieu du XIéme siècle de Saint Jacques de Compostelle, devaient accentuer le phénomène. Le travail du cuir était en effet une spécialité espagnole. On retrouve dailleurs à Maringues, située sur lune des voies secondaires, lemblème de la fameuse coquille et de nombreuses traces du souvenir du passage des " Jacquets " tant dans larchitecture publique que privée. Ainsi, tanneurs, chamoiseurs (qui assouplissaient les peaux), mégissiers (qui tannaient le cuir avec une préparation à base dalun) se sont souvent installés le long du tracé des voies en question.
Cet artisanat du cuir existe de façon certaine au début du XIIIème siècle puisque les tanneurs sont mentionnés dans la charte de franchise de la ville en 1225. Ceux-ci nont apparemment jamais formé de communauté constituée par des statuts mais une simple confrérie qui se réunissait le jour des saint Simon et saint Jude, patrons des métiers du cuir. Grâce aux transports fluviaux de lAllier, bien que les salaires soient restés bas et les conditions de travail difficiles, tannerie et chamoiserie prospèrent aux XVIème et XVIIème siècles. Les tanneurs se fournissent dans les boucheries locales et aux foires de Clermont et Limoges. Ils exportent beaucoup sur Lyon. Cependant, bouleversant les transactions et marquant un déclin de la profession, des taxes viennent réglementer le commerce du cuir au XVIIIème siècle alors que labsence dorganisation professionnelle collective ne permettra pas une défense efficace. Néanmoins, un renouveau se fait sentir au siècle suivant (on compte environ une quarantaine dentreprises) puis la situation périclite autour de 1880. Des peaux, traitées autrefois à Maringues, sont travaillées dans dautres centres de fabrication moins isolés. A la veille de la deuxième guerre mondiale, deux tanneries fonctionnent encore. La dernière fermera ses portes vers 1920...
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